Reconnaître les différentes billes de défense
Sous le nom générique de « billes » se cachent des projectiles très différents, et le choix change complètement le comportement de l'arme.
- Caoutchouc plein — la référence en défense : douleur vive, hématome, aucune pénétration. Le bon choix par défaut.
- Caoutchouc à noyau acier — nettement plus lourde, elle frappe beaucoup plus fort et porte plus loin. À réserver à une distance maîtrisée.
- Bille à fragmentation souple — elle se brise à l'impact, ce qui limite le ricochet en espace clos.
- Bille au poivre — elle libère un irritant en éclatant ; l'effet ne dépend plus seulement de la précision du tir.
- Bille marquante ou d'entraînement — craie ou verre, pour s'exercer sans user les munitions de défense.
Le poids, ce que ça change en main
Une bille légère part vite, ne fait presque pas bouger l'arme et se laisse enchaîner facilement : à deux ou trois mètres, dans un tir de réaction, c'est ce qu'il faut. Une bille lourde conserve son énergie plus loin mais fait relever le canon, et il faut une tenue ferme pour rester sur la cible. Pour une première arme, restez sur du caoutchouc léger en calibre .50 : la dissuasion vient de la douleur immédiate, pas de la puissance maximale.
Compatibilité et conservation
Vérifiez le calibre indiqué sur votre arme avant de commander : .50 pour la plupart des pistolets et revolvers CO2 de défense, .68 pour les lanceurs plus volumineux, 12/50 ou 12/70 pour les Gomm-Cogne SAPL à poudre. Une bille de diamètre inadapté bloque le canon.
Conservez les billes au sec et à l'abri de la chaleur : un caoutchouc qui a cuit dans une boîte à gants durcit et ne se comporte plus comme prévu. Et n'oubliez pas les capsules de CO2 : sans elles, une arme pleine de billes reste muette.